lundi 21 décembre 2009

Les différents types de réveillon
Ce mois-ci, pour vous, on a testé deux sortes de réveillon…

Le réveillon en famille

8h30 : Cette année, le réveillon, c’est à la maison, et avec la famille s’il vous plait ! Plus ou moins guillerette, on attend 9h00, un peu stressée…

9h00 : Curieux, personne n’arrive. Enfin, les retards, c’est une affaire de famille, regardez quand mon père amène mon frère à l’école !

9h10 : On sonne. Je cours ouvrir la porte, pour découvrir un inconnu avec des fleurs… Ah, désolée, Mlle Dubois c’est l’étage du dessus…

9h30 : Tata Simone arrive. Grandes démonstrations, joies, embrassades. Et au fond, on pense qu’on se serait bien passé d’elle pour le réveillon…

10h15 : Tout le monde est à peu près arrivé. Et ça discute, et ça discute… Il n’y a personne de mon âge, évidemment. J’ai le choix entre trois ans et quarante-sept. Personnellement, je préfère rester toute seule.

10h30 : Le repas se termine. Les adultes ont commencé à parler fort, à rire fort, à faire tout fortement, en fait. Toute seule dans mon coin, je regarde le cousin Thomas faire valdinguer ses restes de patates. Youpiii !

11h00 : Dans ma chambre, enfermée à clé. Le bruit des conversations plus ou moins calmes monte du salon. Quand je pense que mes parents n’arrêtent pas de se plaindre qu’ils devraient moins travailler, déstresser et moins penser à ça et quand j’entends leurs principaux sujets de discussion, je suis écœurée.

00h00 : Après avoir passé une heure à lire, c’est l’heure des cadeaux ! Enfin un peu de joie sincère. J’arrive dans le salon et je découvre quelques paquets avec une étiquette portant mon nom. Trois minutes plus tard, je remercie Papi et Mamie pour ce magnifique pull informe et incolore, et quelques secondes après, on va se coucher.
En fait, je préfère les réveillons entre amis.

Le réveillon entre amis

7h55 : De la rue, les « Boum, boum » retentissent fort. Heureusement que mon père n’est pas du genre à détester la musique contemporaine.

8h00 : Ding, dong. On sonne chez Grégoire. Personne n’ouvre. Trop de bruit à l’intérieur, sans doute. On commence à tambouriner sur la porte quand soudain, on s’aperçoit qu’elle n’était pas fermée et je tombe à l’intérieur sous les regards goguenards. Le ridicule ne tue pas.

8h05 :
Mon père est aussitôt parti dès qu’il m’a vu « en si bonne compagnie ». En attendant, moi, je ne sais pas trop quoi faire. J’avise des verres sur la table et j’en renifle prudemment un. Bonne initiative, car le liquide à l’intérieur se trouve n’être autre que de la bière.

8h30 : J’ai mal à la tête et la seule personne que j’ai vu et que je connaissais était bien occupée à embrasser quelqu’un que je n’ai jamais vu.

9h00 : Après m’être fait « pécho » trois fois (ou du moins après que trois garçons aient essayé de m’embrasser), je décide de battre en retraite dans un endroit moins animé de l’appartement.

9h05 : Grave erreur.

9h30 : Je sors de l’appartement, je m’assieds sur le palier de porte et j’attends que mon père revienne me chercher.

9h45 : J’en ai marre d’attendre. Je l’appelle.

10h00 : Déjà de retour chez moi.

10h05 : « Alors, ce premier réveillon entre amis ? »

10h30 : Je vais me coucher à cette heure très festive. Oui, en fait, le mieux, c’est toujours de faire sortir les parents et le frère le soir de la fête et de rester tranquille à regarder la télé ou à faire de l’ordinateur. Comme une pauvre « no-lifeuuuh ». Mais moi je dis, mieux vaut être une pauvre « no-lifeuuuh » que d’être une ivrogne ou une mémé gâteau. Parole d’oracle.


De Julie.

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