mercredi 20 janvier 2010


Troisième numéro.

Février 2010.

(pas de janvier, sorry)



Parc d’attraction en hiver


De nombreux parcs d’attraction restent ouverts l’hiver. J’en ai automatiquement déduit qu’ils étaient aménagés pour, et que je n’aurais pas froid. Le récit de mon expérience à Frozenland*…


Je me suis levée à 7h00 un beau matin normal, un mercredi de vacances d’hiver. Après m’être dépêchée et avoir entendu au moins trente-six fois « Tu es en retard ! » crié par une amie via le téléphone, je suis descendue en bas de chez moi et me suis rendue dans la voiture du père de ladite amie, en compagnie d’une autre. A peine trois quarts d’heure ont suffit pour se retrouver devant le parc d’attraction, trois quarts d’heure plutôt agréables, au chaud dans la voiture agrémentés de conversations et ponctués de rires. Arrivés au parking, après s’être garés, avoir constaté avec effroi le nombre de voitures déjà présentes (à 9h00 du matin) et retenu que la voiture était dans l’allée D, on a marché pour arriver à l’entrée du parc.


Je commençais déjà à me trouver légèrement indisposée par la fraîcheur ambiante, mais heureusement on bougeait – pour le moment. Car après, dans la queue pour entrer, on était plutôt statiques et mes pieds devenaient un peu de glace, malgré les deux paires de chaussettes. Enfin, on ne souffrait pas trop, pour l’instant. Enfin, nous sommes entrés dans le parc d’attraction, dans le lieu où tous les enfants du monde entier rêvent d’aller, et nous avons commencé à débattre pour choisir ce qu’on allait faire d’abord. On ne s’est pas trop disputés : nous voulions tous être au chaud, à l’intérieur, et il nous est apparu que la maison hantée, dont même la majorité de la queue se fait à l’abri du vent glacé, était parfaite pour cela. C’était très drôle – rien de plus amusant que de casser l’ambiance qui essaie d’être effrayante. Mais voilà, ça n’a pas duré assez longtemps et on s’est à nouveau retrouvés au froid. On a décidé d’aller voir des attractions qui « remuent » plus, mais, comble de malchance, les deux seules de ce style de tout le parc – ou en tout cas les plus secouantes – étaient fermées pour cause de problème technique.


J’ai trouvé une solution : aller au chaud faire des jeux électroniques. Ce qu’on s’est empressés d’exécuter, bien entendu. Quand on en est venus à avoir mal à la tête suite à une overdose de jeux vidéo, on a décidé de manger, ce qui est très pratique pour s’occuper en ayant chaud. Puis les serveurs du restaurant ont commencé à nous regarder bizarrement, ce qui est assez normal puisqu’on avait fini de manger depuis longtemps mais qu’on restait à l’intérieur et on a décidé de refaire un tour du côté des attractions qui bougent. « Quelle chance ! » nous sommes-nous exclamé en même temps. En effet, elles étaient rouvertes. Mais il nous est très vite apparu que les faire juste après manger n’était pas une très bonne idée. Hélas, il était trop tard, et déjà un hoquet nous secouait tous. Heureusement, personne n’a vomi. On s’est reposé un petit moment sur le banc du parc, on a bu pas mal d’eau et sucé pas mal de pastilles à la menthe, et on a décidé de faire une activité pour les enfants, c’est-à-dire un manège très tranquille où on aurait sûrement l’air stupide, mais qui était tout de même très bien si on rajeunissait d’une dizaine d’années. Ce n’est pas tant que ça, quand même.


Et quand vint le moment de se soustraire aux regards étonnés des parents accompagnant leurs enfants âgés de trois, quatre, ou maximum cinq ans, il était l’heure de rentrer. Quel dommage… On s’est tellement amusés. Nous nous sommes concertés un moment avant de déclarer que c’était à refaire à la première occasion. Nous sommes rentrés dans la voiture, plutôt soulagés, mais sans vouloir vraiment l’avouer, et nous pensions que notre calvaire était terminé. Hélas… trois heures pare-chocs contre pare-chocs ont été nécessaires pour rentrer.


*Frozen : gelé en anglais.

De Julie

dossier :

le vintage.

Première partie.


Ce qui entoure le vintage


Le vintage, c'est fashion. Tous les grands magazines de modes ne cessent de vous le cracher depuis maintenant près de 2 ans. Quand on pense vintage, on pense d'abord aux vêtements... Mais alors, que dire des groupes de rock tels les Beatles, des games boy ultra kitsh nous amusant encore durant des heures et des boîtes de gâteaux du début du siècle de nouveau utilisées pour ranger des bonbons... Bref, de tout ce qui vient du passé et qui reste terriblement new scool malgré leur âge.


1. Le vintage ?

Le mots vintage était autrefois utilisé pour désigner un « porto millesimé qui a vécu au moins dix ans » (selon le dictionnaire Larousse). Si l'utilisation du mot a bien évolué, on retrouve la connotation du temps passé dans ce mot.

La mode « vintage » telle qu'on la connait aujourd'hui est née dans les années 90 et ce terme est alors utilisé pour désigner tout ce qui vient « d'une autre époque ». Soyons clair, la définition est vague et invite tout le monde à en comprends ce que l'on veut.


2. Musique + vintage = love.

La musique vintage par excellence est représentée par des groupes tels que Deep Purple ou Led Zepelin qui mêlent un son cristallin et en même temps saturé. Aujourd'hui, rare sont les ados ayant un iPod ne comportant pas l'un de ces groupes.

Mais le vintage est également un qualificatif utilisé pour mettre en évidence le meilleur « millésime » musical dans un style donné, une langue donnée, au cours d'une période donnée. En gros, « Let it be » des Beatlesest ici rangée au même titre que «Alexandrie Alexandra » de Claude François.

On parle d'instruments vintage lorsque l'instrument a été construit à la « grande époque » et que le modèle n'est plus commercialisé aujourd'hui.

On peu alors citer des saxophones valant plus de 10 000 euros, des guitares ultra-recherchées ou bien encore des claviers. Non pas que le son y soit alors meilleur, mais le son y a gardé cette « texture » de l'époque devenue aujourd'hui invisible: plus de craquement dans nos MP3, plus de voix déformées malencontreusement… Le parfait déplait et l'imparfait devient roi !


Musiques à écouter :

- Let it Be des Beatles

- Zombie des Cramberies

- Ta Katie t'a quitté de Boby Lapointe


4. Déco + vintage = vieux et moche ?

Si on oublie les reportages des 100% mags (le magazine qui nous trouve 15 « nouvelle tendance très en vogue » par numéro) nous montrant des djeuns « kiffant » leur appart « new tendance » tout fait de vieux machin trouvé en brocante, on a plutôt tendance à penser que le vieux, en déco, c'est moche. 


Et bien pour une fois, je dis mea culpa à 100% mags, car la déco vintage, ça peut vraiment être beau et tendance. Car la déco vintage, ce n'est pas reproduire parfaitement l'intérieur de chez mamie Germaine mais plutôt utiliser quelque éléments pour en faire une décoration très actuelle. Autrement dit, on remet au goût du jour des objets d'autres époques. À ce jeu, tout est permis, mais le « too much » n'est jamais loin, donc attention !


Exemples de petites touches décos vintage :


- Vieille boite à gâteau réutilisée pour ranger de petites choses (bijoux, crayons, gâteaux fait maisons...)

- Cadres anciens pour encadrer les photos.


4. Déco + musique + vêtement + rien d’autre = vintage ?

Bien sûr, musique et déco ne sont que des parcelles minimes de ce que représente la mode vintage, mais pour finir, n'oublions pas de citer ces premières consoles de jeu vidéos qui valent aujourd'hui de l'or (et qui nous amusent toujours autant), ces films datant parfois du début du siècle qui nous font toujours rire et pleurer, ces voitures de collections, et bien d'autres choses encore...


Deuxième partie.


Shabiller vintage.

Bon, autant le dire tout de suite, ce n'est pas en allant faire une razzia chez H&M qu'on va trouver ce qu'il faut. Non, c'est là que le vintage en lui-même est plus complexe. Il faut chercher the boutique...


1. Les friperies, bien entendu.

Elles sont là, devant vos yeux, paumées au centre de votre ville, et vous passez devant, leur préférant des magasins comme Zara. Mais au bout d'un moment, on est bien obligées de les remarquer. Oui, ces fripes qu'on vénère.

Pourquoi ? Parce que là-bas, il y a les must du vintage en lui-même. Là-bas, on est sûres de ne pas en ressortir fringuer comme les autres. Et là-bas, c'est un peu comme la Caserne d'Alibaba.


2. Trouver la perle rare.

On y trouve, bien sûr, les must des must du vintage, mais si on cherche bien, oui là, tout au-dessus de l'étagère marron, il y a les trucs rares, dont on rêve.

Bien sûr, n’y allez pas avec quelque chose de bien précis à acheter en tête, sinon, les 3/4 du temps, on est déçues.

Je vous donne comme même les pièces à avoir impérativement…


-Les godillots

Chaussures quelque peu oubliées, elles sont pourtant là. Portées avec une jupe, ça fait encore plus stylé.


-Un chapeau en feutre

Un peu façon "femme moderne du XXè siècle", avec on peut se la jouer, et avoir la classe.


-Des montures en écaille

On en trouve pleins dans les friperies, et on en manque jamais.


-Du vichy

Non, ce n'est pas du tout ringard, et oui, on adore.


-Une combi

Simple à mettre, toujours pratique, et très jolie (surtout asymétrique), la combi sera bientôt partout.


Mais n’oubliez pas qu’il faut, la plupart du temps, customiser ces pièces pour bien avoir ce qu’on voulait à l’origine.


Conseil : tout mélanger avec n’importe quoi, ça le fait pas. Alors, pour ne pas avoir un look ressemblant plus au look « clochard », suivez bien ces conseils, en mettant votre petite touche personnelle.


En conclusion, le vintage est bel et bien présent, alors profitons-en.

De Anouk et Mélissa.

Phénomène : les égéries

On entend souvent parler de ces hommes ou femmes célèbres qui sont choisis pour représenter telle ou telle marque aussi célèbre qu’eux et nous donner envie d’y acheter des articles, nous la génération consommation et influençable. Gros plan sur cette mode.

1. L’origine des égéries

On parle de mode, sous-entendu mode passagère, mais l’existence des égéries est-elle réellement ancienne ?

En fait, ce mot était d’abord un nom propre : Egérie est une nymphe dont le roi romain Numa Pompilius se prétendait inspiré quand il a fondé les institutions religieuses romaines.

D’après le Petit Robert, c’est une « figure emblématique d’un mouvement, d’un groupe, d’une marque » ou une « conseillère, inspiratrice d’un homme politique, d’un artiste, d’un créateur », donc il existe en tant que nom commun depuis pas mal de temps. Dans ce sens, le mot muse peut être considéré comme synonyme d’égérie.

Il est difficile de dater le concept d’une personne représentative d’une marque, mais en fait, il date de la même période que les premières publicités telles que nous les connaissons aujourd’hui, ce qui, quand on y réfléchit, est assez logique.

2. L’égérie et la publicité

Ah, il/elle est trop beau, ça lui va trop bien, je veux trop lui ressembler, DONC je vais acheter les produits dont il fait la publicité…

Eh oui, malgré des couvertures qui peuvent tromper, ce n’est ni plus ni moins qu’un autre moyen de plébisciter une marque, surtout auprès des adolescents. En choisissant des jeunes stars célèbres dans le jeune public, les marques réussissent plutôt bien son coup, et c’est comme ça que certaines d’entre elles ont réussit à faire rajeunir leur public.

Vous ne voyez toujours pas ? Avant Emma Watson, connue dans le monde entier grâce à son rôle dans la saga Harry Potter, Burberry était plutôt une marque destinée à des personnes d’âge adulte. Maintenant, les adolescentes se jettent sur ses produits grâce à sa nouvelle égérie.

Et la raison pour laquelle les marques changent souvent d’égérie est que les ados changent souvent d’idole…

3. Bien ou mal ?

Après cet article, c’est clair, on se demande si c’est bien ou mal pour nous, les adolescents.

Comme pour beaucoup de choses, à mon avis, il n’y a pas vraiment de réponse.

Pourquoi ne pas nous donner des modèles, des exemples ? Au fond, c’est un peu comme cela qu’on trouve sa véritable personnalité. Et même si les publicités sont plutôt utilisées sans scrupule et sans se poser de question sur notre développement intellectuel par les adultes qui les créent, ça peut nous donner de nouveaux prétextes pour publier de nouvelles photographies, de nouveaux articles sur telle ou telle star… L’occasion de la voir autre part, d’avoir des nouvelles d’elle par l’intermédiaire de « sa » marque. Et de la « découvrir » ailleurs que dans ses films, chansons, ou autre.

De Julie