Les critiques du Ciné'fyl
Quelques films sortis ce dernier mois, que nous avons testés pour vous...

Oscar et la dame en rose
réalisé par Eric-Emmanuel Schmitt, avec Michèle Laroque, Amir, Amira Casar...
Story : Oscar, garçon de dix ans, séjourne à l'hôpital des enfants. Ni les médecins ni ses parents n'osent lui dire la vérité sur sa maladie. Seule Rose, femme à l'air bougon, venue livrer ses pizzas, communique avec lui sans détour. Pour le distraire, Rose propose un jeu à Oscar : faire comme si chaque journée comptait désormais pour dix ans. Elle lui offre ainsi une vie entière en quelques jours. Pour qu'il se confie davantage, elle lui suggère aussi d'écrire à Dieu. Dans ses lettres, Oscar avoue ses douleurs, ses inquiétudes, ses joies, son premier amour, le temps qui passe... Une amitié singulière naît entre Oscar et Rose. Tous deux sont loin d'imaginer à quel point cette complicité va bouleverser leur destin.
Critique : Oscar et la dame rose, c'est déjà un livre. Un Best Seller méga connu, racontant les derniers jours d'un gamin cancéreux. Difficile tâche que de transposer ça en film, sans sombrer dans le pathos tout en gardant de l'émotion. Difficile, mais possible. C'est ce que prouve ce film qui fera couler des chaudes larmes chez le plus insensible des Hommes (→ je n'ai jamais vu une salle aussi unanime sur ce point, c'est simple, tout le monde chialait).
Le film offre une ouverture que le livre ne permettait pas. On ne se limite pas qu'au point de vue d'Oscar (même si très présent) et le film nous offre aussi la vision de Rose, des parents démunis, des médecins ayant baissé les bras. Le film n'est pas réaliste, dans le sens où tout semble « comme dans un rêve ».
Et c'est sans doute encore mieux.
Bref, un film magnifique... Et n'oubliez pas vos mouchoirs !
Fyl'omètre : 5/5

Avatar
réalisé par James Cameron, avec Sam Worthington, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez…
Story : Jake Sully est un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant. Malgré sa paralysie, Jake est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des « pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake. Ce dernier est alors recueilli par son clan, et à travers de nombreuses épreuves et aventures, il va apprendre progressivement à devenir l’un des leurs…
Critique : Avatar, c’est le film que tout le monde attendait. Déjà, il est réalisé par James Cameron, le même qui a fait le célèbre Titanic, et l’on ne cessait de nous dire que les effets spéciaux allaient êtres grandioses et extraordinaires.
Donc, c’est pour ça que, quelques jours après sa sortie, beaucoup se sont rués dans les salles de cinéma proches pour voir ce très attendu film.
Après avoir passé presque trois heures dans une salle surchauffée, avec deux mamies se plaignant des lunettes 3D derrière moi, je peux vous affirmer que oui, ça vaut le coup. C’est tout simplement grandiose.
Ça épate tout simplement. Les effets spéciaux sont… waw. Géniaux. En 3D ou pas (bien que, selon moi, ce soit mieux en 3D), on est juste ébahis.
Pour ce qui est de l’histoire, elle est considérée comme « peu original » pour certains. Certes, si certains s’attendaient à retrouver une histoire sentimentale à la Titanic, c’est raté, mais le film est plus axé sur les effets spéciaux que sur le scénario. Et, au bout d’un moment, même sans le son, on adorerait.
Alors non, nous ne retrouverons pas des « Jake & Rose » échoués sur Pandora (tiens, vous avez remarqué ? James Cameron doit être un fan des « Jake »). Non, le scénario n’est pas si original, avec cette histoire d’amour impossible déjà-vu, mais oui, les paysages et tout ce qui les entoure sont géniaux.
Fyl'omètre : 4/5

Bliss
réalisé et avec Drew Barrymore, avec aussi Ellen Page, Kristen Wiig, Juliette Lewis…
Story : Par tous les moyens, Bliss Cavendar veut échapper à sa petite ville perdue du Texas et à sa mère qui est convaincue que sa seule chance de réussir dans la vie est de gagner les concours de beauté locaux. Bliss rêve d’autre chose… Lorsqu’elle se rend en cachette dans la grande ville d’Austin avec sa meilleure amie Pash, Bliss découvre un univers qu’elle n’aurait jamais imaginé : le roller derby. Associant girl power et punk-rock, cette discipline permet à chaque fille de laisser libre cours à sa personnalité… Fascinée par la championne Maggie Grabuge et par ses consœurs, Bliss troque rapidement les robes et les couronnes contre les rollers et les minijupes. Menant une double vie, elle est serveuse le jour et devient la redoutable Barbie Destroy la nuit dans son équipe de roller… Elle peut enfin exister plus que jamais, affronter des rivales sans pitié, tomber amoureuse d’un musicien, et prouver ce qu’elle vaut vraiment. Pourtant, c’est lorsque son secret va éclater au grand jour que Bliss va réellement faire ses preuves. Elle va devoir prendre sa vie en main comme elle l’entend…
Critique : Déjà, qu’on se le dise, j’ai surtout été le voir pour Ellen Page. L’héroïne que j’ai adorée dans Juno.
Dans une des plus petites salles du Gaumont, avec juste cinq ou six jeunes à mèche (je m’inclus dans les cinq ou six), le film a débuté sur Bliss se retrouvant avec des cheveux bleus dans un concours de beauté. Ça commence bien.
Presque tout le film se déroule comme ça. Un presque-enchaînement réussi de scènes légères, significatives. C’est pour ça qu’on adore, dans un premier temps.
Bliss, c’est d’abord la fille excentrique qui ne trouve pas sa place, et qui se rebelle pour faire ce qu’elle aime. Tous les ingrédients y sont. L’ado atypique à moitié rebelle, une histoire d’amour (avec un musicien en plus,what else ?), une passion… Ça pourrait tomber dans le cliché, mais non. Pas du tout. Les seules quelques scènes qui sont susceptibles d’êtres considérées comme telles, par certains, se déroulent finalement vites, mais bien tournées.
Ellen Page, et tous les acteurs (en particulier le coach, alias Andrew Wilson) y sont géniaux.
Le film fait aussi passer un message, en y mettant des actrices trentenaires considérées comme out à Hollywood (comme Juliette Lewis).
Bref, un film euphorisant, qu’on aimerait voir et revoir.
Fyl'omètre : 5/5
De Anouk et Mélissa.
1 commentaire:
Ah ! quel dommage que Bliss ne soit resté que deux semaines dans nos cinémas...
Avatar, c'était beau mais... en y réflechissant, c'était plutôt nazbroque. Une histoire bien américaine, avec un méchant qui n'a aucune raison de l'être mais qui l'est, un gentil bon et intelligent, une histoire d'amour à deux balles et, cerise sur le gateau, un happy end improbable et diablement rose.
Heureusement, les décors et la 3D étaient là...
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