Phénomène : les égéries
On entend souvent parler de ces hommes ou femmes célèbres qui sont choisis pour représenter telle ou telle marque aussi célèbre qu’eux et nous donner envie d’y acheter des articles, nous la génération consommation et influençable. Gros plan sur cette mode.
1. L’origine des égéries
On parle de mode, sous-entendu mode passagère, mais l’existence des égéries est-elle réellement ancienne ?
En fait, ce mot était d’abord un nom propre : Egérie est une nymphe dont le roi romain Numa Pompilius se prétendait inspiré quand il a fondé les institutions religieuses romaines.
D’après le Petit Robert, c’est une « figure emblématique d’un mouvement, d’un groupe, d’une marque » ou une « conseillère, inspiratrice d’un homme politique, d’un artiste, d’un créateur », donc il existe en tant que nom commun depuis pas mal de temps. Dans ce sens, le mot muse peut être considéré comme synonyme d’égérie.
Il est difficile de dater le concept d’une personne représentative d’une marque, mais en fait, il date de la même période que les premières publicités telles que nous les connaissons aujourd’hui, ce qui, quand on y réfléchit, est assez logique.
2. L’égérie et la publicité
Ah, il/elle est trop beau, ça lui va trop bien, je veux trop lui ressembler, DONC je vais acheter les produits dont il fait la publicité…
Eh oui, malgré des couvertures qui peuvent tromper, ce n’est ni plus ni moins qu’un autre moyen de plébisciter une marque, surtout auprès des adolescents. En choisissant des jeunes stars célèbres dans le jeune public, les marques réussissent plutôt bien son coup, et c’est comme ça que certaines d’entre elles ont réussit à faire rajeunir leur public.
Vous ne voyez toujours pas ? Avant Emma Watson, connue dans le monde entier grâce à son rôle dans la saga Harry Potter, Burberry était plutôt une marque destinée à des personnes d’âge adulte. Maintenant, les adolescentes se jettent sur ses produits grâce à sa nouvelle égérie.
Et la raison pour laquelle les marques changent souvent d’égérie est que les ados changent souvent d’idole…
3. Bien ou mal ?
Après cet article, c’est clair, on se demande si c’est bien ou mal pour nous, les adolescents.
Comme pour beaucoup de choses, à mon avis, il n’y a pas vraiment de réponse.
Pourquoi ne pas nous donner des modèles, des exemples ? Au fond, c’est un peu comme cela qu’on trouve sa véritable personnalité. Et même si les publicités sont plutôt utilisées sans scrupule et sans se poser de question sur notre développement intellectuel par les adultes qui les créent, ça peut nous donner de nouveaux prétextes pour publier de nouvelles photographies, de nouveaux articles sur telle ou telle star… L’occasion de la voir autre part, d’avoir des nouvelles d’elle par l’intermédiaire de « sa » marque. Et de la « découvrir » ailleurs que dans ses films, chansons, ou autre.
De Julie
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