vendredi 16 avril 2010


cinquième numéro

Avril 2010 !

This is Paris, oh my God !



Je participe à un échange destiné à améliorer le niveau d’anglais de ma classe (je suis en classe européenne anglais). Et il y a quelques semaines, je recevais une Anglaise de mon âge chez moi pour une semaine…



Lundi.


Ils sont arrivés par l’Eurostar vers 18h30, avec évidemment plusieurs minutes de retard, laissant l’excitation monter au sein du comité d’accueil : ma classe et quelques professeurs accompagnateurs. La répartition s’est en revanche faite dans le silence, stressés que nous étions, anglais ou français. Ça a été mon tour… Et j’ai vu Kate pour la première fois. Je lui ai dit bonjour, comment le voyage s’est passé, comment tu vas, etc, mais elle répondait par « oui » ou « non » avec un fort accent anglais, sans vouloir ou pouvoir s’expliquer plus, ce qui a très vite engendré de bon gros silences gênants. Dans la voiture que conduisait mon père, nous avons discuté de ses goûts musicaux (c’est allé très vite) et de ce qu’elle aimait manger ou pas. Heureusement, on est arrivés assez rapidement. Chez moi, ça a été facile, ma mère étant d’un naturel très bavard. Après le dîner, nous nous sommes douchées à tour de rôle en silence et couchées, parce que Kate était fatiguée par le voyage. Fin de la première soirée en sa compagnie. Pas d’à priori s’il vous plaît.


Mardi.


Petit-déjeuner au collège. Les Anglais d’un côté et les Français de l’autre, relativement simple. Nous discutions d’eux et ils devaient discuter de nous toute la journée. Eux, ils faisaient le mélange spécial touriste : Open Tour + Tour Eiffel. Et nous, nous bossions. Quand nous sommes sortis du collège, ils nous attendaient. Sans surprise, le trajet du retour s’est fait dans le silence. Arrivées dans ma chambre, j’ai essayé de lancer des conversations sur les films, livres, CDs… J’espère seulement qu’elle est plus bavarde avec ses amies.


Ensuite, le soir, on allait faire un tour en bateau-mouche avec toute la classe et les correspondants. On y est allées avec deux amies, et Anglaises à gauche, Françaises à droite, s’il vous plait. Pareil pour le bateau-mouche. Ils prenaient des photos des monuments et nous, eh bien, de nous. Ma mère est venue nous chercher à la sortie, et plus de problème de silence. La soirée s’est déroulée exactement comme celle de la veille, sauf que j’avais renoncé à lui parler français et que les conversations se déroulaient en anglais, malheureusement pour mon petit frère qui ne comprenait rien.



Mercredi matin, ils visitaient le stade de France, et nous étions en sortie. Nous avons pris le déjeuner dans une pizzeria en compagnie de mon frère et de sa nounou, et l’après-midi, retrouvé des amis et leurs correspondants et fait les Champs-Elysées, l’Arc de Triomphe, le Parc Monceau, l’avenue des Ternes, shopping, visite, shopping. Le retour à la maison (toujours à pied) s’est fait assez lentement et difficilement. Je sentais que ça se « décoinçait » un peu entre nous : on parlait de notre fatigue et de nos maux de pieds communs en sirotant un jus de fruit avec les pieds en l’air. On a regardé la télé (en anglais), elle a appelé sa famille… Bref, soirée tranquille. Mes parents sortaient, mais on a quand même réussi à parler un peu pendant le dîner, elle se détendait… On s’est couchées assez tôt.


Jeudi.

Vive les Anglais, hahaha ! Ce jour, nous le passions à Disneyland, à faire et à refaire toutes les attractions où il y a des heures de queue habituellement. Nul besoin de parler. Je me rappelle seulement d’avoir dit à Kate avant que le train de Indiana Jones ne démarre : « Are you afraid ? – Oh yes ! – That’s a good thing ! ». Vous voyez le genre.

On était absolument fatigués, surtout elle, donc elle s’est couchée super tôt, genre neuf heures et demi, et moi vers dix heures, le temps de réviser le contrôle de maths que le professeur avait eu la gentillesse de nous coller pour le lendemain.



Vendredi.


Pendant qu’on était en cours, ils faisaient le Louvre. Personnellement, je trouve que les Anglais n’ont aucune culture artistique (Mouais, et moi ? Eh bien, j’en ai pas mal…). En rentrant, je lui ai demandé si elle avait aimé, elle a fait un petit signe de la main, je lui ai demandé si elle avait trouvé ça ennuyeux, et elle a dit oui ! Enfin, bref.


Comme j’avais un cours de danse, je l’ai collée chez ma meilleure amie, la correspondante de sa meilleure amie, et je ne l’ai revue que le soir quand je suis allée la chercher. On a mangé une pizza à la maison, et le soir nous avons toutes les deux lu.

Week-end.

Le samedi, on a visité le quartier latin, Beaubourg, les quais de Seine etc, toujours à pied (vous imaginez la fatigue physique) et le dimanche, le château de Versailles, le matin. Je ne me souvenais pas que c’était aussi ennuyeux, mais bref. On a déjeuné chez mon grand-père où il y avait la moitié de ma famille, et Kate s’est totalement décoincée avec mon petit cousin de un an et demi, et ma tante de treize ans, mon âge. On a fait un Cluedo en anglais, c’était hi-la-rant (essayez de traduire les armes en anglais).

Le soir j’ai un peu fait mes devoirs, et aussi étrange que cela puisse paraître, on a beaucoup discuté.



Lundi.


Rien de spécial dans la journée. En revanche, le soir, c’était la fête d’adieu organisée par une de mes amies. Malgré quelques tentatives de drague de la part des Anglais, on ne se mélangeait pas vraiment, à part des petits « All is fine ? ». Après avoir passé trois heures à danser et à manger de la pizza, on était encore plus fatiguées que tous les autres soirs, si possible. Comme ça s’est terminé vers 23h, on s’est couchées pratiquement juste après, après qu’elle m’ait dit qu’elle était vraiment heureuse de son séjour.



Mardi.


Mais tout ça, elle me l’a beaucoup répété le lendemain matin, en larmes, alors qu’on se disait au revoir. On s’est serrées dans nos bras une bonne quarantaine de fois avant que leur car arrive. Et quand je l’ai regardé s’éloigner au loin, avec toutes les mains des Anglais qui s’agitaient, et surtout Kate qui me faisait des grands signes, j’ai eu une pensée vraiment saugrenue : elle allait me manquer énormément.




De Julie.

Les appareils dentaires.


Naturellement, toutes nos dents sont plus ou moins alignées mais parfois, il arrive que certaines partent vers l'avant, l'arrière ou de travers et c’est là que l’appareil dentaire entre en piste. Nos dents font cela pour plusieurs raisons, cela peut être héréditaire ou cela peut venir des mauvaises habitudes de notre ‘enfance’ ( sucer son pouce ..). Pour repositionner correctement les dents, la solution est alors l'appareil dentaire. Selon les cas, différents appareils peuvent être utilisés. L'appareil fixe métallique est le plus connu mais il y en a beaucoup d’autres encore (appareils amovibles, élastiques ..)


Mon histoire :

On m’a posé mes bagues du haut début Février. Je vous avoue qu’au début, je n’étais pas du tout rassurée et ce n’est qu’après que j’ai reconnu que ce n’était pas si grave que ça. Après avoir juger nécessaire de me poser un appareil, mon orthodontiste m’a fait plusieurs radios (inutile de vous rassurez pour ça), elle a pris des photos avec des engins dans ma bouche et puis les empreintes. En fait, les empreintes, ce n’est rien de terrible, il faut juste rester tranquille et ne pas avaler pour ne pas faire ‘foirer’ toute l’opération. Quand cette séance est terminée, j’ai pris un rendez-vous pour dans environ 1 mois : opération posage des bagues du haut. Je stressais comme pas possible avant et comme le cabinet de l’orthodontiste est à environ 1 h 45 de chez moi, pendant tout le trajet, pas la peine de dormir ou même de se calmer. Une fois arrivée, là-bas, à faire les cents pas dans la salle d’attente, l’orthodontiste et son assistante sont venues me chercher. Je me suis installée sur un li, j’ai dis adieu à mes dents et ça y est ! J’ai préféré ne pas ouvrir les yeux pour ne pas stresser encore plus donc, je ne peux pas vous dire exactement ce qu’il s’est passé mais je sais plus ou moins ce qu’on a ‘trafiqué’ dans ma bouche. D’abord, elles ont nettoyé ma bouche avec des produits, puis, elles ont mis la colle et collé les bagues et pour finir, elles ont mis le fil qui ‘rattachent’ les bagues les unes aux autres. Tout ça n’était absolument pas douloureux, ça a duré environ 10/15 minutes. Puis, elle m’a montré mes nouvelles dents dans un miroir et m’a expliqué comment me laver les dents avec une brosse normale et une mini brossette pour passer entre le fil. Elle m’a rappelé ce que je ne pouvais pas manger et que pendant quelques jours, mes dents seraient très sensibles donc je devrais manger de la purée, soupe .. avant de pouvoir de nouveau manger ‘normalement’. Elle a ajouté que ça allait sans doute me tirer plus ou moins, selon ma sensibilité. En fait, ça ne m’a pas vraiment fais mal. Les premières heures, ça te gêne vraiment, tu sens un truc bizarroïde dans la bouche, qui a le gout du métal, tu as peur de le casser en mangeant le moindre truc mais ce stade passe au bout d’une semaine. Après, tu peux manger les mêmes choses qu’avant, enfin, sauf les chewing-gums, boissons acides, bonbons mous ..Ca ne fait qu’un mois et demi que j’ai mes bagues et pourtant, je les ai oubliées. Ce n’est qu’une mauvaise semaine à passée et franchement, une semaine pour toute une vie, c’est quoi ?! Malheureusement, il n’y a pas que ça. Les arrachages de dents sont aussi au programme, tout sauf une partie de plaisir. On m’en a arraché deux, j’espère que ce sont les dernières mais je sais bien que non. Je ne peux rien vous dire sur ça à part que ce n’est qu’un mauvais moment à passer et après, c’est terminé. Bon, je sais, ça vous aide pas, mais voilà. Sinon, je vais garder mon appareil pendant 3 ans, en haut, en bas, plus les élastoques.

Bon courage à toutes ! =D


Petits conseils :


- Au début, si les bagues vous ‘arrachent’ la joue, n’hésitez pas à mettre un petit bout de cire pour vous faire comme un petit coussin (l’orthodontiste t’en donne, normalement).

- Pour être sûre d’avoir la bouche bien nettoyée, n’hésitez pas à faire un bain de bouche après le brossage des dents.

- Si tu as du mal à parler avec les bagues, fais des exercices d’articulation chaque soir, avant d’aller te coucher.

Quelques témoignages ..

De Lili, 13 ans :

« J'ai mes bagues depuis presque deux ans. En sachant que j'ai eu un appareil au palet quelques mois avant. Au début, c'est sûr que ça fait très mal. Mais on s'y habitue, et c'est pas plus mal, vu le résultat que ça va donner (oui, faut penser positif dans la déprime post-appareil). J'aurai la chance d'avoir de belles dents alignées pour le lycée. »

De Claire, 13 ans :

« J'ai eu un appareil au palais puis des bagues. L'appareil au palais est surtout gênant au début : difficulté à parler, mal au dents... mais on s'y habitue vite. J'ai eu des bagues pendant 1 an et 1 an et demi. Maintenant, j'ai re un appareil au palais. C'est sur, que, je préfère avoir des belles dents et avoir un appareil pendant un an ou deux que le contraire. »


De Julie, 12 ans :

« J'ai eu les bagues il y a quelques mois : horreur, j'ai mal, ma joue se fait arracher par ce morceau de métal. Le lendemain, ça allait mieux mais j'avais toujours aussi mal à la joue... Au niveau des dents, j'ai parfois l'impression qu'elles bougent. L'avantage - si on peut appeler ça comme ça- c'est que suivant la couleur des élastiques ou si vous ne parlez pas énormément, ça reste discret. Mais il faut essayer de ne pas en faire un complexe. »

De Rebecca, 16 ans :

« On m'a posé mes bagues pour la rentrée au lycée. Sur le coup, je n'avais pas vraiment peur, à par peut être du regard des autres. J'avais aussi un peu peur d'être la seule du lycée à en avoir (alors que pas du tout). J'avais fait quelque recherches sur internet pour voir comment se passait la pose, donc j'étais au courant. La pose n'a pas été douloureuse, mais par la suite, durant une semaine, dés que mes dents se frôlaient, ça me faisait très mal. La plupart de mes amis étant passé par là auparavant m'ont même soulignés qu'elles n'étaient pas très voyantes. Bref, au final, je ne crois pas avoir trop souffert du regard des autres. On me les retire dans trois mois, après presque 2 ans. Heureusement car j'aimerai travailler l'année prochaine, et je me vois mal arriver aux entretiens d'embauches avec des bagues aux dents. »

De Allison, 13 ans :

"J'ai eu un appareil sur le palais avec une "clé" pour le "remonter" chaque soir, puis des bagues. C'est vrai que la pose n'est absolument pas douloureuse, à part peut-être une gêne de rester la bouche ouverte pendant longtemps, mais c'est tout. En revanche, environ deux ou trois heures après, j'ai commencé à avoir très mal aux dents et aux gencives. Mais au final, deux jours de douleur, ce n'est rien, on s'y habite vite, et après on ne les sent plus. Je n'ai pas trop souffert du regard des autres, je me suis dit que ce n'était qu'une courte période dans ma vie, et, effectivement, c'est passé très vite ! J'étais folle de joie en arrivant chez l'orthodontiste le jour où il me les a enlevées. Et ça a fait très mal..."

De Clémence.

mercredi 14 avril 2010



L
'internat, pour certaines c'est l'enfer, pour d'autres, au contraire, c'est plutôt le rêve. Chacun s'en fait son propre avis mais au fond comment cela se passe vraiment ?



Le pourquoi du comment :
J'ai voulu aller en internat tout d'abord quand j'ai appris que ma cousine y était. Elle semblait ravie là-bas et tous ces livres et reportages que j'avais lu sur les internats me donnaient encore plus envie d'y aller. Il est vrai que mes problèmes familiaux et mon choix "de tout recommencer à zéro" accentuèrent ma décision.

Les réactions de mes proches :
Ma mère fut bouleversée, elle crut que je ne me plaisais pas à la maison. Ce qui était le cas mais je me suis abstenue de lui avouer la vérité et lui donnai de fausses bonnes raisons sur cette volonté de partir (être dans une bonne ambiance de travail, mieux travailler etc..).
Mes amis me donnèrent toutes les conséquences possibles d'abandonner cette idée, mais quand il comprirent que je ne changerais pas d'avis, on se concerta pour savoir quand je serais disponible le week-end pour se voir. Parce que oui, je ne suis pas très disponible.

Ce fut vraiment un grand changement pour moi. Notamment l'entrée en seconde, au lycée, en plus dans un établissement où je ne connaissais personne
et éloignée de tous les gens que j'aime.




Comment ça se passe :
Tous les lundi matins je me lève très tôt, finis ma valise (en fait, elle n'est jamais vraiment finie) et ma mère m'accompagne en voiture à Melun, à 20 minutes en voiture. Ma mère ne voulait pas que l'internat soit trop loin pour justement éviter les longs trajets. Mon lycée s'appelle Léonard de Vinci, c'est un établissement avec 1500 élèves mais seulement 70 internes comme moi. Mon internat est un internat d'excellence : Internat qui favorise le travail et les élèves défavorisés.
Je fais donc partie des 12 internes d'excellence choisit parmi tous les autres. Cela m'accorde pleins de bénéfices : une bourse bien sur, mais surtout 2000€ pour élaborer un projet culturel. Pour ma part j'ai choisi de partir en voyage linguistique a Malte à la fin des cours. Mais je sais aussi qu'une fille dans ma chambre va profiter de cet argent pour s'acheter un ordinateur portable. Tant que l'achat reste culturel le lycée accepte de le financer.
Arrivée au lycée le lundi matin, je dépose ma valise dans une salle fermée a clef, puis je vais en cours, comme tous les autres.


A 17h25 l'accès aux chambres est ouvert (sachant qu'il est ouvert à 15h20 pour les BTS). Je vais chercher ma valise et je range toutes mes affaires dans ma chambre. Les chambres sont faites pour accueillir 4 personnes. Les filles sont au premier étage et les garçons au troisième et au quatrième étage. Très difficile même de les apercevoir. Bien que l'accès au troisième et quatrième étages soit interdit pour les filles et réciproquement pour les garçons je ne vous cache pas que des "effractions des règles" sont régulièrement faites (non, non, je ne me sens pas visée).
Revenons-en donc aux chambres. L'avantage c'est que chaque personne a ses spécialités. Dans ma chambre nous sommes toutes des secondes, et elles on d'ailleurs toutes redoublé, sauf moi. Moi qui suis très nulle en anglais j'ai la chance d'avoir deux quasi-bilingue dans ma chambre, ce qui fait que quand j'ai besoin d'aide je vais leur en demander. Il y aussi une fille de ma classe dans ma chambre, donc des fois on s'entraide, on fait nos devoirs ensemble. Chaque personne dispose d'un lit, d'une armoire, d'une table de chevet avec une lampe de chevet, d'une chaise, d'un bureau avec une lampe de bureau et d'une étagère. Nous avons vue sur le gymnase et la cantine. Splendide.

Jusqu'à 19h il y a "temps libre". Chacun est libre de faire ce qu'il souhaite et pour certains qui ont l'autorisation de sortie peuvent même sortir de l'enceinte du lycée. Il y aussi un temps libre apres l'étude à 22h. Chacun organise son temps libre comme il veut. Personnellement à 17h25 je vais prendre ma douche surtout quand j'ai eu sport juste avant. Il y a trois douches par étage. Donc 3 douches pour 24 filles. Vous devez vous dire que ce doit être l'horreur mais bien au contraire. On s'organise très bien. Tous les BTS (elles sont 12) prennent leur douche pendant que nous sommes en étude. Et pour les 12 filles restantes nous nous partageons les douches à 17h25 apres les cours, à 22h apres l'etude ou bien à 7h00 le matin. Chacune a son lavabo et son miroir dans la salle de bain.


A 19h00: le diner. Enfin "diner" est un bien grand mot. Je vous rappelle que c'est la cantine.


A 19h30: l'étude. Les filles et les garçons sont séparés dans 2 salles différentes. Oui, séparés jusqu'au bout. L'étude dure 2 heures avec 30 min de pause entre les deux, et se finit donc à 22h00. Pendant l'étude nous n'avons pas le droit de parler, pas le droit au portables ni aux mp3, pas le droit de dormir. Mais l'avantage c'est qu'on a accès à pleins de dictionnaires (allemand, français, anglais, espagnol, italien ...), et que si l'on a besoin d'aide en français par exemple, il y aura toujours une terminale L qui sera ravie de nous aider.

Une fois par semaine il y a une "soirée détente" où l'étude ne dure que 1h30 sans pause et de 21h00 à 22h00 on choisit soit de rester au rez-de-chaussée pour profiter des canapés, de la table de ping-pong, du baby-foot, de la musique enfin de tous les divertissements disponibles ou bien l'on peut choisir de remonter dans nos chambres.


A 23h extinction des feux, tout le monde doit être dans sa chambre et dormir, normalement. Normalement. Mais rares sont les fois où moi-même je me suis endormie avant minuit. Puis le lendemain matin cela recommence.


Lever à 7h00, on peut prendre son petit déjeuner entre 7h30 et 8h00. Et à 8h00 on doit quitter l'internat et aller en cours. Nous n'avons aucun accès a l'internat avant 17h25.

Combien ça coûte :
Tout de dépend de l'établissement choisi. Si tu prends un internat privé, le prix sera sûrement bien plus élevé. Pour ma part je suis dans un internat public. Et le cout est de 1500€ à l'année environ, si je ne me trompe pas. De mon coté avec toutes les bourses que j'ai acquises, le prix de l'internat est très minime et ma mère en est ravie.


Les avantages:
-durée du trajet pour allé en cours: 2 secondes
-plus de "non j'ai la flemme de faire mes devoirs", là il n'y a vraiment plus le choix.
-résultats qui s'améliorent, pour ma part je suis passée en secondes donc forcément ma moyenne a baissé mais seulement d'un point. Je suis passée de 15.6 à 14 tandis que certaines personnes dans ma classe sont passé de 16 à 11. Donc, oui, je la vois la différence.
-entraide entre élèves
-pour les timides ou ceux qui n'arrivent pas a se faire d'amis, l'internat est le meilleur moyen. Nous sommes un peu comme une grande famille. Quand il manque une personne à l'internat, ça fait vraiment "vide".
-éviter les problèmes familiaux.

Les inconvénients:
-le manque de la famille. Moi je retourne de temps en temps chez moi mais il est vrai que tout le monde n'a pas ma chance. Comme mes parents sont divorcés mon petit frère va tous les week-end chez mon père alors je ne peux le voir que 3h par semaine..
-toujours voir le lycée, même la nuit. Parfois, c'est vraiment horrible de se dire : "j'habite au lycée".
-quand il y a des profs absents, qu'on commence plus tard ou finis plus tôt on a pas la possibilité de rester dans nos chambre ou rentrer chez nous.
-un emplois du temps trop "cadré".

Autres raisons de choisir l'internat:
-Le besoin de liberté (parents trop collants)
-la difficulté à se faire des amis
-un établissement trop éloigné mais comprenant des options rares (ex: classe Européenne-allemand; audio-visuel)
-une menace d'executée par ses parents ("si tu continue on t'envoie a l'internat !")
-n'arrive pas a travailler a la maison
-problèmes familaux
-à la maison tu t'occupes de tout, tes freres et soeurs, les tâches ménagères: pas le temps de bosser
-de mauvaises relations avec ses parents

Les liens:
site de mon internat ---> http://www.vinci-melun.org/spip.php?rubrique115



photo 1 : mon coin de chambre, avec toutes mes affaires, mon lit, enfin, tous mes meubles.



photo 2 : ma chambre. Une chambre de 4 personnes.




photo 3 : la salle de bain commune. Avec tous les lavabos. Un par personne.



De Marielle.

mardi 13 avril 2010

J'aime un mec, mais en fait, j'en aime aussi un autre.


Peut-on aimer deux mecs en même temps ? Notre cœur peut-il avoir des sentiments pour deux personnes à la fois ? Cela vous est peut-être déjà arrivé et vous devez connaître la complexité de faire un choix vis à vis de ces deux êtres et de se trouver complètement anormale de ressentir de l'amour pour deux garçons ?

Tu confonds pas avec de l'amitié ?

Voilà, il y a Charles mais il y a aussi Michael. Tu es super pote avec eux deux et tu penses ressentir de l'amour pour chacun d'eux. Tu voudrais les avoir que pour toi, tu te sens bien avec eux et tu t'amuses tout le temps en leur compagnie. Et puis peut-être même que tu les trouves pas mal physiquement. Alors tu te dis "je suis amoureuse de deux garçons". Oui mais voilà on n'est sûr de rien. Voici quelques questions que tu devrais te poser afin de détourner ou bien au contraire d'approfondir ta certitude d'être amoureuse.
-Je me met toujours sur mon 31 quand je vais sortir avec l'un des deux.
-Il te plaît physiquement
-En dehors de tous ces délires que vous avez, vous savez aussi rester serieux et avoir des conversations posées plus de 10min.

L'un des deux, il t'aimerait pas un peu ?

Tu as flashé sur Sam depuis plus de 3 semaines, voilà c'est bon tu en es certaine, tu l'aimes. Mais voilà un peu plus d'une semaine que Tom te tourne autour. Il semble eprouver des sentiments sincères à ton égard. Il s'occupe bien de toi, est gentil, adorable avec ta personne. Tout le contraire de Sam qui lui ne t'as sûrement même pas encore remarqué. Le fait qu'un des deux t'aime influence ton jugement.Tu te sens aimée, dorlotée, tandis que cela se trouve que Sam ne te remarquera jamais ! Si tu choisis Tom et que tu aimes vraiment Sam, tu te rendras vite compte au bout d'une semaine que c'est bien Tom que tu aimes ! Quitte à être invisible pour lui, tu l'aimes alors rien d'autre n'a d'importance pour toi.


Les deux points assemblés donnent l'homme parfait ?

Simon avec son coté romantique, ces poèmes magnifique, son attention particulierement douce à ton egard, comme si tu étais un objet d'art.. Ouuuh que oui ça te fais craquer. Mais d'un autre coté toi ce que tu demandes c'est de l'action, tu ne veux pas vraiment que la vie soit un long fleuve paisible. Et John ce rebelle indécit, mysterieux que personne n'arrive vraiment à cerner pourrais t'offrir de longue balades à moto ou tu pourrais même aller l'applaudir à ses compèt' de skate. Mais ne serait-il pas un peu trop hyperactif ?
Voilà, ils sont tous les deux differents. Tu aimes chez chacun d'eux toutes leur qualités si différentes et rejette leur défauts. Ils sont complèmentaires alors voilà, les deux te plaisent. Mais tu sais, l'assemblage des hommes pour n'en former qu'un n'existe pas encore ! Il faudrait avant tout que tu comprennes que si tu les aimais vraiment tu les aimerais chacun pour leur qualités et leur défauts. Ne dit-on pas que c'est justement ces petits défauts qui nous font craquer ?

Quoiqu'il en soit aimer deux personnes c'est possible mais il y en aura toujours une des deux que tu aimeras plus que l'autre. Alors prends du recul, reflechis bien. Fais même un tableau des pours et des contres si tu en as besoin, mais surtout ne les laisse pas tous les deux languir. Tu en souffriras et eux aussi. La plupart du temps ce genre de situation ne dure que peu longtemps alors courage !

De Marielle.

Les critiques du Ciné'fyl


Quelques films sortis ce dernier mois, que nous avons testés pour vous...









La Rafle

réalisé Roselyne Bosch, avec Gad Elmaleh, Mélanie Laurent, Jean Reno...



Story : 1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine... Il recoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs (comme lui), leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin du 16 juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule... Du Vélodrome d'Hiver, où 13000 juifs raflés sont entassés, au camp de Beaune la Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, "la Rafle" suit les destins réels des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés.Toutes les personnes du film ont existé. Tous les événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.



Critique : Tout d'abord, magnifique hommage à toutes ces victimes françaises, tuées lors d'un des plus grands crimes contre l'humanité. On connaissait plutôt Gad Elmaleh dans des comédies, et là... grande (et bonne !) surprise. On le voit dans ce film dramatique, bouleversant et relatant des faits plus qu'horribles. Il joue à merveille le rôle de ce père, désabusé qui vouait une énorme confiance à la France, voulant par dessus tout protéger sa famille.

C'est un film poignant et en même temps plein d'espoir, mais qui je pense, est bien loin de relater la rafle du Vel' d'Hiv' d'une façon aussi dramatique et glaçante qu'elle l'a réellement été.

Tout au long de la projection au cinéma, on entend des reniflements, des pleurs et des mouchoirs qui sortent des paquets.

En bref, un film bouleversant dont l'un des seuls petits bémols pourrait être un certain manque de conviction au niveau des acteurs, qui fait réfléchir à un évènement qui s'est passé hier et qui pourrait très bien se reproduire demain.

Un film à voir, sans oublier ses mouchoirs.



Fyl'omètre : 4.5/5



Alice au Pays des Merveilles

réalisé par Tim Burton, avec Mia Wasikowska, Johnny Depp, Michael Sheen...


Story : Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.


Critique : Voilà, un des films les plus attendus du moment vient de sortir. Tim Burton a frappé un grand coup en adaptant le conte ultra connu de Lewis Caroll. Comme tout le monde le sait, le conte avait déjà été adapté dans le célèbre dessin animé des Studios Disney. Déjà, on se demandait si le film était vraiment "sain" pour des enfants. "Alice a pris du LSD" "Alice est une toxico". Mais la, le film (aussi produit par les Studios Disney) est en encore plus dans le pur trip cinématographique.
En 3D ou pas ( quoique certainement mieux en 3D, rien que pour les lunettes qui déchirent), le film épate, étonne, surprend du début a la fin. On s'y attendait avec Burton, qui réalise toujours de ces merveilles (sans jeu de mots).
Helena Bonham Carter, femme de Tim, y épate a coups de "Qu'on lui coupe la tête !". Johnny Depp joue un Chapelier Fou attachant, drôle, aux yeux charmeurs. Mia Wasikowska fait une Alice adorable, lunatique. Peut-être un peu trop "fade".
Mais bon Tim ne déçoit pas, comme accoutumé, il surprend. On aime.

Fyl'omètre : 4.5/5




Tout ce qui brille

réalisé par Géraldine Nakache et Hervé Mimran, avec Leïla Bekhti, Géraldine Nakache, Audrey Lamy...

Story : Ely et Lila sont comme deux soeurs. Elles se connaissent depuis l'enfance, partagent tout et rêvent ensemble d'une autre vie. Elles vivent dans la même banlieue, à dix minutes de Paris.
Aujourd'hui, Ely et Lila ne veulent plus être à dix minutes de leurs vies. De petites embrouilles en gros mensonges, elles vont tout faire pour essayer de pénétrer un monde qui n'est pas le leur où tout leur semble possible.
Mais tout ce qui brille...


Critique : Yeeeaaah. Ce film est rempli de bonne humeur, servi par des acteurs extraordinaires et magnifiques. Sans jamais tomber dans le cliché des Parigots, ou sans jamais "snobber" le public, comme on avait pu le voir dans LOL.

Oui, parce que, qui n'a jamais eu honte de la tenue de sa mère ? Qui n'a jamais eu honte des blagues de son père ?

Ely et Lila sont drôles, attachantes... Quand elles se disputent, on est tristes. Quand elles chantent, on veut danser. Oui, ce film donne envie de sauter de joie, de chanter, de danser, de rire... Grâce à eux.

On a beaucoup d'empathie pour ces filles, qui sont malgré tout très sensibles, très fragiles.

Bref, un film frais, drôle à aller voir d'urgence.

"Je t'emmène faire le tour de ma drôle de vie", comme dit la chanson du film ("Chanson sur ma drôle de vie").

Eh bien, on veut bien qu'elles nous emmènent.



Fyl'omètre : 5/5



De Lucie et Mélissa.